Robinia pseudoacacia – Robinier faux acacia

 

Appelé aussi robinier ou faux Acacia.

Il tient son nom de Jean Robin, jardinier du roi de France Henri IV, qui introduisit cet arbre en France en 1601 en le semant place Dauphine, à Paris. L’arbre fut ensuite transplanté en 1632 au Jardin des plantes, où il vit encore.

Essence introduite en France, elle est répandue partout en Europe sauf en altitude. Son aire naturelle se situe en Amérique du Nord dans la région des Appalaches.

C’est un arbre pouvant atteindre 20 à 30 m de haut pour une longévité de 100 à 300 ans.

Le Robinier faux acacia est une espèce héliophile ce qui signifie qu’il a besoin de lumière. Il a tendance à rejeter et drageonner abondement.  

Son écorce est d’abord lisse et brunâtre puis gris-beige profondément crevassée en réseau.

Ses feuilles alternes sont composées, pennées, à 3 -10 paires de folioles ovales.

Les bourgeons sont minuscules.

Les fruits sont des gousses aplaties, glabres, gris-noirâtre contenant plusieurs graines.

C’est une plante très mellifère et un bon fourrage.

Son bois de couleur jaune est très dur et quasiment imputrescible. Il ne nécessite pas de traitement et peut aisément remplacer les bois exotiques. En Europe, il a de nombreuses utilisations souvent à l’origine associées à l’agriculture : piquets de parc, de vigne, tuteurs, manches et pièces d’outils, pièces de machines résistant à l’usure. Il est également utilisé en construction navale pour les mâts, rames et chevilles. On le retrouve aussi en menuiserie, sculpture, tournerie, parquet…

C’est un excellent combustible, émettant une chaleur vive et soutenue mais brûlant avec beaucoup d’étincelles. A l’inverse le charbon de bois est délicat à obtenir et de qualité médiocre.

Le robinier est aussi très utilisé pour végétaliser les sols inertes, grâce à sa résistance au froid et à la sécheresse et à son pouvoir de fixation de l’azote atmosphérique.


Robinia pseudoacacia – Locust

 

Also known as the false acacia.

It was named after Jean Robin, gardener to King Henry IV of France, who introduced the tree into France in 1601 by sowing one on Place Dauphine in Paris. That tree was transplanted in 1632 and taken to the botanic garden (Jardin des plantes) where it can still be seen today.

Although an introduced tree in France, it is common throughout Europe, except at higher altitudes. Its natural habitat is the Appalachian region of North America.

It can grow to heights of 20 to 30 metres and live for 100 to 300 years.

The locust requires full sun. It has a tendency to produce an abundance of runners and suckers.  

In young trees, the bark is smooth and brownish in colour. Later it becomes greyish beige, with a network of fissures.

The compound leaves are set alternately and are pinnate with 3 to 10 pairs of oval leaflets.

The buds are tiny.

The fruit consists of flat, smooth, blackish-grey pods containing several seeds.

The tree is a major honey-yielder and provides good fodder.

Its yellow wood is very hard and almost totally rot-proof. It requires no special treatment and can easily be used in place of tropical woods. In Europe, it has a wide range of uses, many of them originally connected with farming e.g. picket fencing, posts for vines, stakes, tool handles and parts, and durable machine parts. It is also used in shipbuilding, for masts, oaks and pegs, as well as in joinery, sculpture, turnery, wood flooring etc.

It is an excellent firewood, producing strong, sustained heat but sending out showers of sparks. On the other hand, charcoal is difficult to produce from this wood and is of mediocre quality.

Locusts are a popular plant for inert soils thanks to their resistance to low temperatures and drought. They can also fix atmospheric nitrogen.